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Palmarès · Légumes

Teneur en fer des légumes : le classement

Le topinambour devance le pissenlit et l'épinard au classement des légumes par teneur en fer. Sept des douze entrées du classement sont aussi des légumes verts à feuilles. Un tableau établi d'après la table Ciqual 2025 (Anses) pour identifier, saison par saison, quels légumes maximisent les apports en fer non héminique.
Illustration : topinambours, pissenlit et épinards posés sur un socle à trois marches

TOP 12, Teneur en fer des légumes

Teneur en fer pour 100 g de légume cru, partie comestible

Source · table Ciqual 2025 (Anses)

# Légume Fer (mg/100 g) Saison Fiche
4 Asperge 2,1 mg/100 g Avr. – juin Voir
5 Poireau 2,1 mg/100 g Sept. – avr. Voir
6 Fève 1,7 mg/100 g Mai – juin Voir
7 Chou kale 1,6 mg/100 g Nov. – mars Voir
8 Petits pois 1,5 mg/100 g Mai – juil. Voir
9 Roquette 1,5 mg/100 g Avr. – sept. Voir
10 Chou de Bruxelles 1,4 mg/100 g Oct. – févr. Voir
11 Artichaut 1,3 mg/100 g Mai – juil. Voir
12 Laitue 1,1 mg/100 g Mai – sept. Voir

Méthodologie

Ce classement des légumes par teneur en fer s'appuie exclusivement sur la table Ciqual 2025 (Anses)*, table française de référence en composition nutritionnelle publiée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation. Toutes les valeurs sont calculées pour 100 g de partie comestible crue.

Le périmètre du classement est celui des légumes du site, chacun pris sur son entrée crue de la table Ciqual 2025 (Anses) : légumes-feuilles (épinard, laitue, roquette, chou kale, pissenlit), légumes-racines (topinambour), légumes-tiges et bourgeons (asperge, poireau, chou de Bruxelles, artichaut), graines fraîches (fève, petits pois).

Quatre catégories sont écartées, chacune relevant d'un palmarès dédié : les légumineuses sèches (lentilles, pois chiches, haricots blancs et rouges, soja) dont les teneurs en fer atteignent jusqu'à 6 mg/100 g pour la lentille verte* ; les herbes et condiments (persil frais 6,2 mg, thym déshydraté 124 mg) consommés en quantités inférieures à 5 g par portion, dont l'apport réel reste marginal malgré des teneurs spectaculaires ; les champignons (champignon de Paris 0,50 mg, cèpe, girolle) qui relèvent d'un règne fongique distinct ; et les algues (spiruline, nori, wakamé) hors périmètre saisonnier français. Les valeurs sous-traces, inférieures à 0,2 mg/100 g, nutritionnellement non significatives à l'échelle d'une portion alimentaire normale, restent loin du classement, dont la 12e entrée affiche 1,1 mg/100 g. Cas remarquable documenté : l'oignon, dont la teneur dans la table Ciqual 2025 (Anses) est de 0,00019 mg/100 g*.

Toutes les entrées du classement ont leur fiche sur le site. La douzième entrée, la laitue, affiche 1,1 mg/100 g. Aucune valeur tirée de la table Ciqual 2025 (Anses) n'est arrondie ni reformulée. Retrouvez l'ensemble des classements nutritionnels sur la page index des palmarès.

Pourquoi c'est important

Le fer est un minéral indispensable au bon fonctionnement de l'organisme. Il est l'un des rares oligoéléments que le corps ne peut pas synthétiser lui-même : les apports alimentaires sont donc la seule source disponible. Selon les Références nutritionnelles de l'ANSES (2021)*, les besoins en fer varient selon le profil : 11 mg par jour pour un homme adulte comme pour une femme dont les pertes menstruelles sont faibles ou modérées, 16 mg quand ces pertes sont élevées, ainsi que pendant la grossesse et l'allaitement, 11 mg pour une adolescente (13 mg si ses pertes sont élevées) et 4 mg pour un enfant de 3 à 6 ans.

Les pertes menstruelles exposent particulièrement les femmes en période d'activité génitale à un déficit en fer chronique. Les régimes végétariens et végétaliens, qui excluent le fer héminique d'origine animale, reposent exclusivement sur le fer non héminique des végétaux et requièrent une vigilance accrue sur les associations alimentaires.

Le fer contenu dans les légumes est exclusivement du fer non héminique, la forme végétale du minéral, par opposition au fer héminique des viandes et poissons. La vitamine C accroît l'absorption du fer, d'où l'intérêt d'un aliment qui en est riche au même repas.

Pour les légumes du présent classement, cette association est parfois portée naturellement par le légume lui-même, le chou kale combine 1,6 mg de fer et 93 mg de vitamine C pour 100 g*, le pissenlit cumule 3,1 mg de fer et 35 mg de vitamine C, l'épinard cru associe 2,71 mg de fer et 28 mg de vitamine C, la roquette apporte 1,46 mg de fer et 15 mg de vitamine C. Quand le légume ne porte pas seul la vitamine C, l'associer au repas à des agrumes, du cassis, du kiwi, du poivron cru ou un autre légume riche en vitamine C reste la stratégie d'absorption la plus efficace.

Plusieurs facteurs inhibent à l'inverse l'absorption du fer non héminique. Les tanins du thé et du café, les phytates des céréales complètes et des légumineuses, les oxalates de certains légumes-feuilles (cas notable de l'épinard, dont les oxalates piègent une fraction du fer présent dans le même aliment), et le calcium des produits laitiers entrent en compétition avec le fer dans l'intestin grêle. Décaler ces boissons et aliments d'au moins une heure du repas riche en fer suffit à limiter cet effet inhibiteur.

Plusieurs légumes du classement portent une histoire ou une particularité notable. Le topinambour, racine d'hiver longtemps reléguée aux mémoires de guerre, retrouve depuis les années 2010 sa place dans les paniers de saison ; il offre la plus forte teneur en fer de la catégorie. Le pissenlit, champion oublié des cuisines françaises, n'est plus consommé qu'à la marge sous forme de salades printanières ; sa teneur en fer (3,1 mg/100 g) reste pourtant l'une des plus élevées documentées chez les légumes-feuilles. L'épinard, popularisé par la culture populaire au XXᵉ siècle comme symbole de force par le fer, contient effectivement une teneur respectable (2,71 mg/100 g cru selon la table Ciqual 2025 (Anses)*), sans atteindre les valeurs mythiques que la légende lui prêtait. Cuit, il en apporte environ 2,1 mg/100 g. La fève, légume printanier longtemps cultivé pour l'alimentation de subsistance, conserve une teneur intéressante (1,73 mg/100 g) qui en fait un complément naturel des salades printanières.

Pour intégrer concrètement ces légumes dans une alimentation visant un apport en fer suffisant, plusieurs stratégies d'association peuvent être combinées. Une assiette mêlant légumes-feuilles crus (roquette, jeunes pousses d'épinard, mâche) et un quartier d'orange ou un poivron cru maximise l'absorption. Une soupe de topinambour parsemée de persil frais en fin de cuisson conserve davantage de vitamine C qu'une cuisson longue. Une salade de fèves printanières arrosée de jus de citron associe le fer de la fève à l'acide ascorbique qui en facilite l'assimilation.

En résumé

Le topinambour (3,4 mg/100 g) et le pissenlit (3,1 mg/100 g) occupent le podium des légumes par teneur en fer selon la table Ciqual 2025 (Anses)*, suivis par l'épinard (2,71 mg/100 g). Les légumes-feuilles dominent largement le classement : sept des douze entrées sont des feuilles ou jeunes pousses. Le fer contenu dans les légumes est du fer non héminique, dont l'absorption est accrue par la vitamine C. Pour bien assimiler ce fer végétal : associer une source de vitamine C au même repas (agrumes, cassis, kiwi, poivron cru), et décaler thé, café et produits laitiers d'au moins une heure.

Questions fréquentes

Quel légume contient le plus de fer ?

Selon la table Ciqual 2025 (Anses), le topinambour affiche la plus forte teneur en fer des légumes du site, avec 3,4 mg pour 100 g, à égalité ou très proche du pissenlit (3,1 mg/100 g). L'épinard suit en troisième position avec 2,71 mg/100 g. Ces trois légumes verts à feuilles et tubercules d'hiver constituent le podium des légumes par teneur en fer selon le référentiel nutritionnel français.

Les épinards sont-ils vraiment riches en fer ? Le mythe de Popeye est-il fondé ?

Pas au sens du règlement européen 1924/2006 : avec 2,71 mg pour 100 g cru selon la table Ciqual 2025 (Anses), soit 19 % de la valeur nutritionnelle de référence (14 mg), l'épinard est une source de fer (seuil de 15 %) sans atteindre le seuil « riche en » (30 %). Cuit, il en apporte environ 2,1 mg pour 100 g. Cette teneur place l'épinard en troisième position du classement des légumes par teneur en fer, derrière le topinambour et le pissenlit. La popularité de l'épinard comme symbole de force par le fer remonte au début du XXᵉ siècle et a été largement amplifiée par la culture populaire. La valeur réelle reste respectable mais sans atteindre les chiffres mythiques que la légende lui prêtait. À noter : les oxalates de l'épinard piègent une fraction du fer présent dans le même aliment et limitent son absorption, la cuisson à l'eau, en éliminant une partie des oxalates par dissolution, améliore légèrement la biodisponibilité du fer restant.

Quels légumes manger en cas d'anémie ou de carence en fer ?

Les légumes-feuilles constituent les apports végétaux les plus concentrés : pissenlit (3,1 mg/100 g), épinard (2,71 mg/100 g), chou kale (1,6 mg/100 g), roquette (1,46 mg/100 g). Le topinambour (3,4 mg/100 g) et l'asperge (2,14 mg/100 g) complètent les meilleurs apports en légumes-racines et légumes-tiges. Pour maximiser l'absorption du fer non héminique de ces légumes, les associer systématiquement à une source de vitamine C au même repas, agrumes, cassis, kiwi, poivron cru, persil frais. En cas d'anémie ferriprive confirmée, l'alimentation seule ne suffit généralement pas à corriger la carence ; un médecin peut prescrire une supplémentation adaptée.

Comment améliorer l'absorption du fer contenu dans les légumes ?

La vitamine C accroît l'absorption du fer : en consommer une source au même repas, agrumes, cassis, kiwi, poivron cru, est le premier levier. Thé, café et produits laitiers jouent à l'opposé : tanins, polyphénols et calcium bloquent en partie l'assimilation du fer dans l'intestin. Une heure de décalage après le repas suffit à limiter cet effet inhibiteur. Pour les épinards, blettes et autres légumes-feuilles riches en oxalates, une cuisson à l'eau brièvement éliminée améliore la biodisponibilité du fer restant en abaissant la concentration en oxalates.

Pourquoi les légumes verts à feuilles sont-ils souvent cités pour le fer ?

Sept des douze entrées du présent classement sont effectivement des légumes verts à feuilles ou jeunes pousses, épinard, chou kale, roquette, laitue, pissenlit, fève en gousse, petits pois en gousse. Cette concentration n'est pas un hasard : les feuilles sont les organes de la photosynthèse, et la chlorophylle qui les colore en vert partage avec l'hémoglobine sanguine une structure moléculaire centrée sur un atome métallique, magnésium pour la chlorophylle, fer pour l'hémoglobine. Les légumes-feuilles tendent par conséquent à concentrer le fer aux côtés d'autres minéraux essentiels. Ce fer reste cependant du fer non héminique, dont l'assimilation par l'organisme est plus modeste que celle du fer animal, d'où l'importance de l'associer à une source de vitamine C, souvent portée par les agrumes et fruits rouges qui partagent la saison.

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Sources

Catégorie A · Institutionnelles
  • * table Ciqual 2025 (Anses), ANSES Références nutritionnelles 2021

    Données nutritionnelles et références journalières

    ciqual.anses.fr

Dernière mise à jour : 2026-10-08